All Words By Mel Delacroix Tous Les Textes : Mel Delacroix
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French Writer
Ecrivain / Cyber Poêt / Power Blogger
GonZo Rock-Metal-Movies Critic
Political Activist
Architect Of Perfection
After The Big (Lester) Bangs, Here I Am-
"JE SUIS UN ECRIVAIN, UNE FIGURE LAMENTABLE"
(Jack Kerouac)
Turn your revolt into style...
L'art sauvera le monde
(Dostoïevski)
Ce n'est pas Dieu que je repousse, mais la création
( Dostoïevski)
LE DANDYSME EST UN SOLEIL COUCHANT, COMME L'ASTRE QUI DÉCLINE,
IL EST SUPERBE, SANS CHALEUR ET PLEIN DE MÉLANCOLIE.
MAIS, HÉLAS ! LA MARÉE MONTANTE DE LA DÉMOCRATIE, QUI ENVAHIT TOUT
ET QUI NIVELLE TOUT, NOIE JOUR A JOUR CES DERNIERS
REPRÉSENTANTS DE L'ORGUEIL HUMAIN,
ET VERSE DES FLOTS D'OUBLI SUR LES TRACES DE CES PRODIGIEUX MIRMIDONS.
(Charles Baudelaire)
"J'existe depuis le matin des temps, et je continuerai d'exister jusqu'à ce que la dernière étoile tombe des cieux. Bien qu'ayant emprunté la forme de Caïus Caligula, je suis à la fois tous les hommes comme je ne suis personne, ainsi donc...je suis un dieu".
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SHUT UP AND ENJOY THE MUSIC
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Tous les Textes : MEL DELACROIX
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All Words By : Mel Delacroix
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I, Monarch
"Un journaliste plongé dans le Gonzo est comme un junkie ou un chien minable; il n'y a pas de remède connu:"
(Hunter S. Thompson)
Comme le savait Baudelaire, le génie, c'est l'invention du cliché.
(Dantec)
« Si j'étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi. »
(Serge Gainsbourg)
Un écrivain ne peut décrire qu'une seule chose : ce que ses sens perçoivent au moment où il écrit... Je ne suis qu'un appareil d'enregistrement... Je ne prétends imposer ni « histoire »
ni « intrigue » ni « scénario » ... [...] Je ne cherche pas à distraire, je ne suis pas un amuseur publique...
(Burroughs / Le Festin Nu/)
«J’ai un projet, devenir fou.»
[ Charles Bukowski ]
French Author / Rock-Métal Critic / Poêt / Blogger
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les pages du Legendaire
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http://www.hardforce.fr/
Just swallow a few living space spiders and leaves you enter neurons by their cosmic deambulations or otherwise easier: taste the best of Rock-Metal Chronicles with the Amazing Dandy
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French Writer / Author / Ecrivain / Poêt / Gonzo Rock-Critic / Power Blogger /Political Activist /Architect Of Perfection
Ex Chief Editor of a Heavy- Metal Fanzine & Ex Singer in an Underground French Hard-Rock band, ex rock critic on METAL SHOCK FINLAND http://metalshockfinland.wordpress.com/category/reviews/
Follow Me On Twitter : @MelDelacroix
Melodie Est Double.
Elodie mon Double...
Comme un "Jack",
Comme un Speedball...
Frappant de mon Membre le Clavecin de sa Gorge,
Je Laisse couler le Fondant comme le Feu de Mille Forges.
Mélodie s'emporte,
Elodie Suffoque.
Mais Sous Le Signe De La Croix,
Mélodie se noie
et se joue de moi.
Les Maux les Tourments les Abysses
Le Labyrinthe de mon Ame,
Elodie comme Alice
Mélodie est Infâme.
Dans le Miroir s'illumine
la Flamme de son Supplice.
"Sombre Ma belle"
Regarde-Moi :
Cette Jouissance
Cet Opéra
Quand il ne reste plus que Toi & Moi,
Elodie Tangue, Elodie Balance,
Mélodie est Double,
Elle Est
RENAISSANCE...
21
Twenty-one c'est une toile, où je glisse pour m'abreuver, pastel macarons et toujours affamé. Twenty-one c'est le rythme quand l'absence est trop lourde, quand l'orage gronde, quand la tension tiraille, quand l'attention faiblit. Twenty-one c'est notre siècle c'est la fin et le début, l'anneau parfait. Twenty-one c'est...... aujourd'hui comme hier, c'est l'avenir, une prophécie. Twenty-one c'est 21, 2 et 1, toi et moi comme unité. Twenty-one pour dire je t'aime- Twenty-one est Eternity-
WELCOME IN THE
Machine
Bienvenue dans cette Usine à Rêves...ou Cauchemars...
Ce Monde Est Le Votre
You Want New Sensations, You Need New Way To Touch The Light...
Just Choose The Pills.
In This Cyber Paradize You Can Find Your Place.
This Is Your Home.
This is just Poetry.
We Are The Revolution / Evolution
Welcome In The Soul Of This New Machine.
Between Heaven & Hell.
And Share Your Digitals Emotions...
MEL DELACROIX
J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier.
(Jacques Bertin)
...There is an idea of a Patrick Bateman; some kind of abstraction. But there is no real me: only an entity, something illusory.
And though I can hide my cold gaze, and you can shake my hand and feel flesh gripping yours and maybe you can even sense our lifestyles are probably comparable... I simply am not
there...
I have all the characteristics of a human being: blood, flesh, skin, hair; but not a single, clear, identifiable emotion, except for
greed and disgust. Something horrible is happening inside of me and I don't know why. My nightly bloodlust has overflown into my days. I feel lethal, on the verge of frenzy. I think my mask of
sanity is about to slip...
(Patrick Bateman)
« L'homme est quelque chose qui doit être dépassé. »
(Friedrich Nietzsche)
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All Words By Mel Delacroix Tous Les Textes : Mel Delacroix
Catuvolcus
Arrivant tel d'impitoyables conquérants,
revendiquant une partie de l'héritage Gaulois, nos guerriers de Catuvolcus reviennent bras dessus bras dessous avec un
nouvel album conceptuel s'intitulant « Gergovia », il sortira le 29 Mai chez Deathbound Records.
Chapitre V - Impetus, Est la cinquième piste dévoilée de l'album. un morceau incisif, dévastateur, évoquant L’imprudence
et la cupidité de Jules César.
Extrait : http://www.youtube.com/watch?v=lMknO3y3XNo
L'envahisseur arrive! Armez-vous avec l'album « Gergovia » disponible le 29 Mai prochain chez Deathbound Records ici
:
http://www.deathboundrecords.com/store.php
Sur leur page fan officiel le groupe recommande également de s'abonner sur la chaine Youtube française de
"AntiqSprawlingWeb" pour la qualité des groupes hébergeaient(Black Metal & Pagan Metal).
Abonnez-vous ici : http://www.youtube.com/user/AntiqSprawlingWeb
Source : https://www.facebook.com/catuvolcusmetal
Sans doute une chronique à venir très bientot...Stay Tuned !
| Site web | http://www.myspace.com/sumsic |
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Affamés guerriers suedois aux lames effilées et cordes tendues comme un arc, UNLEASHED débarque avec sa nouvelle profession de foi, "Odalheim", plus robuste que jamais dans son armure de Death-Black mélodique, moins patauds qu'un folkeux Black Messiah (y a pas de mal...) et plus véloces qu'un Amon Amarth á la pilosité épuisante.
Aprés le genereux "Yggdrasil Trembles" (2010), le profond "Mindvinterblot (2006) et un excellent "Hammer Battalion (2008) UNLEASHED semble invincible. Sans parler ici de recette miracle, les
suedois affirment un talent d'écriture et de compositions libre de toutes entraves, et leur sombre art en devient quasi lumineux, grace à une construction mélodique recherchée et souvent
imparable.
Unleashed fait du Unleashed, carré concis acéré dans des solis somptueux et barbare dans le déroulé de l'album (les guerriers de
Midgard survivants au Ragnarök affrontent leur destinée et tentent de sauver leur heritage viking en le menant vers un nouveau monde, un nouveau commencement : Odalheim).
Aucune (mauvaise) surprise si ce n'est un sentiment plus
hargneux, plus Black/Dark (les vocalises aux tessons de bouteilles aident à l'immersion dans ce tourbillon de neige et de sang), cette furie controlée qui se dégage de l'oeuvre (à
l'artwork scolaire mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !) sait toucher au but.
Cela est une habitude, impossible de prendre ce Unleashed en défaut.
Brutal au feeling dévastateur, âpre mais groovy dans son execution, léger comme une catapulte et amical comme le sourire de Francis
Heaulme, ce nouvel album continue d'arborer fierement les couleurs du Drakkar Unleashed, qui n'est pas prêt de sombrer.
Imparable je vous dis !
DAVIDIAN : "Our Fear Is Their Force"
Teutonnique Death Thrash Hardcore et troisieme album, "Our Fear Is Their Force" de DAVIDIAN (né en 1997 et errant depuis de label en label pour enfin renaitre aujourd'hui chez Massacre Records) est comme un uppercut, il laisse des
traces. Vocaux au papier de verre exécutés par le nouveau chanteur Tobi et riffs-couteau de boucher, ce manifeste s'insurgeant contre la mediocrité de la société actuelle (corruptions, médias,
religions, violences etc) ne démerite jamais et son propos plutôt censé alourdit un peu plus une musique éprouvante mais qui grace à de superbes solis arrive à souvent creer la surprise et
devient d'un coup presque "catchy".
Entombed s'invite de temps en temps dans les ravageurs sons de guitares, Dismember aussi dans une coloration legerement "old-school". Et cerise sur le gateau, le groove n'est jamais oublié, illuminant cette sombre masse vindicative ("Shattered Illusions", "Vicious Circle"). Ambiancé et neanmoins maladif ("Fake Society"), ça rape les cellules nerveuses comme une poignée de main de Ted Bundy, comme un rendez-vous galant avec Patrick Bateman.
Après un show mémorable l'an dernier au Summer Breeze et deux précedents albums annonciateurs de ce tsunami metallique
(produit par Tue Madsen, c'est dire la masse sonore à la sortie des hauts-parleurs...)) qu'est ce "Our Fear Is Their Force", il semble que même noyé dans la masse de productions
estampillées "Deathcore" (et ce groupe tente de s'extraire avec force de l'étouffant carcan) l'heureux fanatique de sensations grisantes qui aura osé poser une oreille
attentive sur cet énervé quintet trouverait en DAVIDIAN de quoi se ruiner les vertebres et maudire ce groupe dans quelques années quand le jeune piercé se souviendra d'une souple
jeunesse...
"Constricted Vision" matraque comme un CRS aviné (pléonasme), death lourd comme les seins d'une Scarlett Johansson (mais
bon diou, que vient-elle donc faire là, elle...?), sexy comme un "insincere and spurious" Glen Benton bronzant ses scarifications sous le doux soleil de Satan, le heavy "Inner Turmoil" achêve de nous convaincre, ILS ont quelque
chose de plus que les autres. Un je ne sais quoi de sincère dans le propos, une innocence non feinte dans l'élaboration de leur art. Ce qui les rend à l'écoute emminement sympathiques
(l'épique"Freedom Of Choice").
Sans équivoque, plus proche d'un Whitechapel que d'un Machine Head ("Davidian" sonnait bien à l'oreille selon Alex Scherf, le
batteur hallucinant du groupe), ce Hatebreed fautant avec Lamb Of God rencontrant Trepalium sous speed devrait vous offrir joie et allegresse.
Bonne came, en somme.
Teutonnic Death Thrash Hardcore and third album, "Our Fear Is Their Force" of DAVIDIAN (born in 1997 and wandering from label in label to give the finally gift today Massacre records) is like an uppercut, it leaves traces. Raw & exciting Voice by new singer Tobi and riffs-butcher knife, this manifesto is railing against the mediocrity of our society (corruption, media, religion, violence etc)with superb solis coming to often create surprise and becomes an almost "catchy".
KILLING JOKE : MMXII
Je vous parle de Barjavel, de William Gibson, je vous parle d'un futur qui n'est pas encore anticipé, de ruines et de rivières
chlorées, d'or et de famines, de virus et de familles. je chante les sons qui ont érigé les pyramides, je vomis dans les sables de Roswell (Kenneth sourit) je
pandémie.
Jaz swingue la fin des temps jazzin' for Apocalypse Jaz colmate les frayeurs
ancestrales les terreurs nocturnes Jaz Coleman prophetise comme le nucléaire est le charbon des civilisations perdues, un puit sans fond qui en son coeur offre la
lumière.
Du cynisme ambiant, du pragmatisme aux rêves avortés, il est intolerance et ses cris sont souffrance dans cette
alienation mondiale consentie.
KILLING JOKE est de retour, les pieds dans la boue et tirant lui aussi le char divin.
MMXII le début d'un cycle la fin d'une géométrie imparfaite.
Politique comme la notion même d'existence est politique, ce nouvel opus est un breviaire de lumière noire, océan de
particules libres caressant le cerveau-lezard (Jim Morrison se baisait lui-même) parchemin digital et absolu paradoxe conjurant le sort et l'éternité, qui dépasse le cadre de simples
chansonnettes aimables.
Ici, nous parlons de Dieu. Et de sa négation.
Nous touchons au sacré, au sublime, à l'ordure et au dégoût.
Killing Joke dans sa configuration la plus parfaite (equation bancale car moins un : Paul Raven) restitue dans son
crachat les semences dans lesquelles se noient les germes de l'insatisfaction, le mineral et le mental, le metal et le sang, l'industriel et la
psychiatrie.
D'humeurs bi-polaires (cette maladie-escroquerie à la mode...) Jaz mitraille Jaz impose un nouveau millénaire. Jaz imagine
sous de sombres nappes de claviers cannibales les germes d'une société dans laquelle les valeurs de loyauté et de solidarité compteraient davantage que les hiérarchies de rang ou de
fortune.
Le monde n'a pas explosé mais les démons sont dans la rue. Retranché dans mon bunker je peux voir au loin les chiens
affamés dechirer les chairs flétries des humains aveugles et sourds, les sirênes comme les clochers sont aphones. Après Killing Joke, il ne peut rien demeurer.
Cette musique ressemble à la douce caresse de chenilles d'un char Léopard sur la boite cranienne de cette race humaine
décérébrée, inachevée (Mars a gardé le meilleur), si futile. Nous ne sommes que poussière d'étoiles.
Plus brillant qu'un milliard de soleils, Killing Joke irradie nos ultimes contestations bourgeoises et
confortables fauteuils élimés dans lesquels nous posons nos augustes posterieurs vergéturés tels les barbelés lumineux d' Hiroshima comme ultimes pansements
gangrenés.
Cette musique troue le cortex.
Aucun interet ici de decortiquer, de trancher dans la chair pour y extraire liquides et autres viscères, l'Art n'est pas
boucherie.
Organique, ce illuminé post-punk qui a vu l'ours sait faire rimer le martial avec l'epileptique, voire
l'elliptique. On ne peut en sortir indemne.
Quand Jaz tousse, c'est le monde emprisonné dans sa chaise de souffrance qui se grippe.
Du pôle emploi eventré sont venus aspirer un morne oxygene deux monstres qui se répondent sans se voir : Jaz et Ian (Curtis).
La boucle est bouclée. Nous n'avons dés lors plus besoin de rien d'autre. Mais le constat reste terrible. Killing Joke est la potence de ce monde déjà à genoux, Killing Joke est l'ancre (comme je suis l'encre) du noyé, l'alpha et l'oméga
d'un système reptilien qui se mord la queue, qui se dévore lui-même pour mieux ensuite se défequer. Une corde, donnez-moi juste une corde...
Comme l'inscrit Dantec dans ses tables de la Loi : « Un livre, pour meriter d'être écrit, doit susciter des désastres,
engendrer des perditions, des anéantissements, des trahisons de l'ordre social, il doit prodiguer le feu d'un incendie esthetique.»
Killing Joke est ce livre.
Dans ses pages musicales copulent fleurs, fauves, tribus imparfaites aux neurones circoncis, tablatures moisies et cancrelats
stoïques, ADN fécondés dans le neutre, identité et inconscience-inconsistance.
De sa musique surgit la vie et la condamnation à mort de la résignation.
Cette musique rend fou les fascistes.
Comme une pierre tombale embrassant le décrépitude annoncée, Killing Joke est baume mystique-electrique-energie
cinetique.
Si tu ne te reconnais pas dans les yeux de Jaz Coleman, alors, ami, je ne peux plus rien pour toi.
Killing Joke : Le Son Que Ferait La Terre En Vomissant-
Absolu Chef- d'oeuvre-
« Mais je suis pauvre, je n'ai plus que mes rêves
J'ai déroulé mes rêves sous tes pieds
Marche doucement, parce que tu marches sur mes rêves. »
(William Butler Yeats )
FIREWIND
Septieme album du rutillant bolide customisé FIREWIND conduit pied au plancher par le véloce (et quasi mercenaire :
Dream Evil, Mystic Prophecy et Nightrage, Arch Enemy, Ozzy, Sigh, Old Man Child's... ) Kostas Karamitroudis (Gus G. en plus light), voici que déboule le (vif) argenté metal
croustillant FEW AGAINST MANY, qui après un trop fade Days Of Defiance (2010) qui avait décu renoue avec une bien
belle inspiration constellée de joyeux moments electriques et mélodiques, aux solis ravageurs evoquant un Mustaine rageur ("Wall Of Sound", tonitruant), aux ritournelles entêtantes ("Losing My
Mind") , à l'ossature "thrashisante" et syncopée qui devrait faire mourir d'envie tous les Anthrax de la planête et rendre encore un peu plus amoureux les nostalgiques d'un Alice In Chains
periode Layne (le morceau "Losing My Mind, encore).
Bombastique dans ses moindres recoins (la recette de ces grecs affamés est maintenant connue) on y ressent quand même une
envie plus poussée de montrer les crocs sans laisser le temps à l'auditeur ravi de souffler ("Few Against Many" et son planant solo trouant la couche d'ozone par tant de superbe et malmené par
une section rythmique pachydermique).
On retrouve la sêve salvatrice qui alimentait le fabuleux (et juke-box parfait) "Allegiance"(2006) ainsi que son clone
immédiat "The Premonition (2008). Quand on y pense, presque un sans faute.
Comme toujours (mais est-il necessaire de le redire) absolu bonheur que les chaudes vocalises exceptionnelles du
missille Apollo Papathanasio qui depuis 2006 transperce par sa maestria phonique la stratosphère et expedie FIREWIND au-delà de ce que l'on est en droit
d'esperer lorsque l'on achete un CD (et dans ces temps de crise soyez-en remerciés) dans la categorie Power Metal.
Grosse, grosse qualité.
Mixé / couvé par le tranchant Jason Suecof (Trivium, Death Angel), on cruise on avale du bitume façon corvette on
assassine des moustiques.
C'est une autoroute de bonheur sur laquelle galopent de fiers chevaux crinières au vent ("Destiny", sautillant comme
n'importe quel morceau de Dragonforce), c'est un thrace avide de victoires combattant jusqu'à son dernier souffle ("No Heroes No Sinners"), c'est cette parfaite rondelle qui se rangera aux
cotés de vos precieux Whitesnake et autres Jorn Lande.
Juste necessaire et imparable-
Metal is Dead (Welcome Zombies)
Chapitre 1 : Je t'aime je te tue
Lapidaire, je sais mais l'âge aidant, l'Histoire avec un grand "h" fait le tri ainsi que le bon sens et allons y directement : un intellect sauf.
Metal is dead parce que, clairement, peut-on vraiment accepter (ou se contenter, c'est selon) de cette degenerescence annoncée...?
je m'explique (m'en fous, suis armé) :
Comment accepter que des handicapés mentaux perruqués comme des Pompadour cokées continuent d'illustrer nos pauvres adolescents phantasmes à coup de déclarations, postures et pire musiques délabrées sans qu'un rejet de masse ne vienne corriger cette escroquerie...?
L'amour rend aveugle, certes, mais sourd aussi.
Led Zep, Black Sab', AC-DC ou Motorhead pourraient sans doute echapper à ma diatribe vindicative mais finalement même pas. Amenez-moi donc Lemmy pour lui offrir un ultime et inoffensif alcootest (pas fini de me marrer) ou la franche rigolade qu'est devenu le feuilleton Black Sabb'...
Croquons le trop cuit Ozzy qui a force d'excès en tous genres demeure aujourd'hui un Dieu (bancal) pour ados neurastheniques et un plan d'épargne certain pour sa douce (là, je rigole !) moitié Sharon mais une injure pour qui un jour a decouvert le doux timbre si particulier de sa voix dans un Paranoid anthologique. Pourquoi durer, pourquoi enclencher le pilotage automatique depuis tant d'années quand tout a depuis si longtemps court-circuité (depuis 1972, en fait...) ?
Led Zep orgiaques et ecoeurants, instituant comme mode de vie l'abjecte (sainte...?) trinité Sexe, Drogues et Rock n' Roll (la question est : peut-on decemment mettre des majuscules à ces miserables chiméres...?), sombre tunnel dans lequel s'engouffreront sans limite aucune des Van Halen pinailleurs, des Motley Crue décerébrés (dont même le triste decès de la fille du chanteur peroxydé Vince Neil ne freinera en rien les turpitudes du plus glauque des glam-bands), des Kiss equarisseurs industriels de chairs feminines ou les jeux scatophiles des Marilyn Manson...(voyez comme ces artistes savent faire rever...) et tant d'autres, trinité trisomique et son navrante absence de neurones qui fera plus pour le commerce du chêne que toutes les deforestations que subit l'Amazonie depuis trente ans : Overdoses, suicides, de Bon Scott en passant par Kurt, trop de cadavres illustrent ce désordre moral, mental, societal. En même temps, ils sont morts donc ils ont tort... Pourquoi accepter l'innomable, dénaturée, devenu light, cette décheance qui en un claquement de doigt (et souvent avec l'aide de médias enamourés et donc idiots) en devient glamour...Metal is Forever ? Pas si sur...
Rendre coup pour coup, voilà le leitmotiv.
Car il est grand temps de bruler nos idoles, pour enfin pouvoir accepter nos faiblesses comme terreau accepté, et repartir du bon pied.
Stoppons ici l'arnaque, soyons adultes.
(à Suivre...)
Comme Un Canari Dans Une Mine De Charbon
J'ai lu des livres
J'ai tout oublié
J'ai vrombi j'ai escaladé
J'ai ravalé
Des courbes et des vils je me suis echappé
J'ai obscur léché des murs
Comme le paon attire l'araignée.
J'ai convaincu
Les genoux abimés
Dans ces aquarelles je ne suis que craie.
La fumée j'ai su mais
Jesus sais que je brûle moins bien que mes pechés
J'ai vu des gens
Genuflexions.
J'ai tonné j'ai tenté je me suis perdu
J'ai ravalé
Abandonnant
Ces simiesques efforts
d'adaptation
Dans le cachot j'ai tangué
Ce cachalot m'a avalé
J'ai lu des livres
J'ai tout pleuré
Biplan troué caressant le soleil
C'est Alice au pays des merveilles
J'ai potences du ciel
Je me suis abîmé
Ni redemption ni joker
Nivellé par le bas je goudronne
Les farouches territoires des Enfers.
J'ai lu des livres
Je panse mes plaies
J'ai oublié
Malgré le Sombre malgré l'horloge
Toscin résonne glacial sur le vert de ma tombe
Tu me délivres
Tu me raisonnes
Lorsque tu m'as embrassé
Je n'ai rien oublié.
CANARY IN COAL MINE
Etonnante, detonnante, excellente et souvent sanguinolante, la sublime et très inspirée Melissa George revient aux affaires dans ce A LONELY PLACE TO DIE (ex The Long Weekend ou paresseusement intitulé Poursuite Mortelle en France...), petit film du samedi soir qui voit l'odyssée d'un groupe d'alpinistes venus chercher quelques frayeurs sur les terres ecossaises, decouvrant par hasard une jeune enfant serbe enterrée dans une caisse en bois perforée par un tuyau lui permettant de respirer (et ce au plus profond de la lande) et la sauvant sans oser imaginer qu'ils viennent de declencher l'enfer en empechant d'immondes mafieux kidnappeurs d'aller au bout de leurs horribles tractations avec une famille éplorée. La traque sera impitoyable et infernale.
Cadré au plus près de la roche (le realisateur Julian Gilbey, féru
d'alpinisme, colle leurs souffles face à la rocaille verticale) malgré un montage quelques fois maladroit (les morts expediées de quelques personnages ou l'apparition de trublions
armés jusqu'aux dents qui casse un peu le rythme du film) cette randonnée donnera frissons et satisfaction, surtout quand ce Survival classique annoncé debouchera en deuxième partie du film sur
une autre lecture trepidante et quasi salutaire, venant du coup aerer une entame qui sinon serait vite devenue ennuyeuse.
Soyons clair, une fois encore c'est l'implication dantesque de Melissa
George (la série "Alias", "Triangle", "30 Jours de Nuit", "Turistas", le remake d' "Amytiville" etc) qui permet de sauver ce film de l'anonymat et qui offre donc un sympathique
exutoire à n'importe quel samedi soir plombé par "The Voice" ou autres séries policières debilitantes.
Bonne soirée en perspective donc.
En route pour Los Angeles, Paul et Adrienne s’arrêtent dans un motel perdu au milieu de nulle part pour prendre un peu de
repos. Très vite, le couple va réaliser que l’hôtel est fréquenté par des individus au comportement très étrange. Des événements surnaturels inquiétants vont peu à peu s’enchaîner et contraindre
Paul à devoir faire face à un lourd secret qui hante son passé…
"Il y a des portes qu'il vaut mieux ne jamais ouvrir» tonne la jaquette, et le peu que l'on puisse dire au sortir de ce grand 8 emotionnel, c'est qu'effectivenment l'accroche tient toute ses
promesses.
Chad Feehan avait produit en 2006 un chef d'oeuvre langoureux et terrrible qu'était "All The Boys Love Mandy Lane", veritable electrochoc surprise au budget anorexique et avait cloué les critiques blasés le cul au fond de leur fauteuil, tranquillement, sans en faire des tonnes. Aujourd'hui passé derriere la camera aux commandes de ce "WAKE" (" Beneath the Dark"), même punition même sentence : Excellent. Et les mauvais villipendeurs de raler, de baver de jalousie, devant cette demonstration, juste plier et accepter.
Trip eprouvant où le réel s'éfface au profit du phantasme, où le passé se venge, où le futur est incertain, tout dans ce film coupe net nos synapses et nous renvoie face à nos démons enfouis, lachetés quotidiennes et autres hontes insurmontables.
Tout comme TRIANGLE, IDENTITY ou THE RE...non, donner trop d'indices denaturerait illico l'effet de surprise et twist final, ce film ne se donnera finalement qu'à sa deuxième vison, quand tout aura été pré-digéré et que alors on s'autorisera a respirer, manque d'O2 dû au charismatique et troublant clone de notre Benoit Bagimel national ou encore du talentueux Edward Norton, Josh Stewart en parfaite adequation avec son role d'homme torturé par un passé lourd de consequence, aidé par la remarquable prestation pleine de justesse de Jamie-Lynn Sigler en petite amie ennamourée ainsi que d'autres acteurs aux caractéres étonnants...
Film fantastique (dans tous les sens du terme) au rythme tranquille, à la lumière lunaire et collant á la peau comme la poussiére habillant le motel de la derniére chance, aucun doute quand au feeling residuel quand se concluera le voyage : on en redemande encore et encore.
Ni exctasy ni somnifére, juste entre les deux, hagard et halluciné, un DVD coupe-faim. Et sans doute quelque part redempteur. Pour peu que l'on y reflechisse serieusement.
Vous n'aurez sans doute pas une deuxiéme chance.
14 juin 2011 est une date a retenir. En effet, c'est un jour béni pour tous les amoureux d'épouvante scintillante et intelligente car arrive directement en support DVD l'excellent nouveau long-métrage du inspiré Christopher Smith (prodige aux commandes du caverneux Creep, du âpre Black Death et du décalé Severance) nommé TRIANGLE, humide trip sanglant narrant l' excursion en mer d' une jeune mère célibataire surmenée, Jess, accompagnée d'un groupe d'amis et qui va tourner au cauchemar après le chavirement de leur voilier, l'espoir rennaissant quand un paquebot surgissant de nulle part leur offrira terre d'accueil. Seul bémol, le monstre des mers est desert et il se passe à son bord de très bizarres evenements qui auront un retentissement dramatique sur chacun des personnages...
Budget serré mais grandes aspirations, camera virevoltante et sujet labyrinthe, acteurs au diapason (dont la toujours excellente et volontaire Melissa George, que l'on retrouvera dans bien d'autres chroniques tant son talent et sa fraicheur font d'elle une indiscutable plus-value), clin d'oeil appuyé et références digérées (ici Shining, là La Quatrième Dimension, un peu plus loin un feeling à la X-Files...), tout est stress, angoisse et etonnement, jusqu'à la dernière minute qui appelle immediatement un nouveau visionnage du film, convoquant les ambiances interrogatives dont on s'est délecté lors d'un precedent Shutter Island, par exemple.
Un film nerveux et qui herisse le poil malmenant par la même occasion nos meninges, ne nous laissant aucun répit. Et de nombreuses questions en suspend.
Delicat d'en dire plus car cela serait comme assassiner l'intrigue kafkaïenne et noyer le plaisir de bien belles sensations et d'un sentiment de satisfaction qui perdure longtemps après la fin de ce DVD.
Une superbe surprise ?
En fait non, surprise n'est plus le mot tant on sait maintenant que Christopher Smith est un excellent realisateur maitrisant son propos les yeux fermés et depassant les restrictions avec une intelligence et une maestria remarquables, et ce sur chacun de ses films.
Une superbe demonstration plutôt, de talent et de volontarisme.
Geometriquement parfait.
English version
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