ALTERED BEAST : Living For The Sin (critique CD)

Publié le par MEL DELACROIX

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Première sommation, et ça défouraille.

(Show) No mercy, ALTERED BEAST (on oubliera ici le jeu vidéo sur Sega Master System console 8 bit, les jeux vidéos n'etant absolument pas ma came, vraiment), rieur, moqueur, avec ce premier album, arrache tout sur son passage et son Heavy-Thrash  rock n' roll (limite progressif sur quelques titres) comme saignée laissera bien peu de survivants.

Old-school (compos, voix et prod'), cuir & sueur, l'esprit des 80's est là, les influences (revendiquées) discrètes comme les courbes d'Eva Angelina, du pur-sang qui moissonne, du pancréas qui cristallise. Du métal uppercut.

L'intro menaçante annonce la couleur, et les cordes tendues malmêneront l'auditeur, qui restera scotché d'évidence sur la remarquable implication vocale de FLH, littéralement déchainé tout au long de ce premier album intitulé "Living For The Sin" (Oscar Wilde l'affirmait : il est beaucoup plus "interessant" de succomber à ses péchés que d'y résister...), sous un artwork alléchant et prometteur.

Comment résister à un titre tel que "Jésus Christ And My Motorcycle", descente d'organes radicale, sa section rythmique atomique, ses choeurs virils et le bitume qui s'écoule des menstruations électriques de la guitare du très volubile Nicklaus, Friedman sous Krocodil et Schuldiner réincarné à lui tout seul (sa démonstration sur "Ways Of Betrayer" est ébouriffante). Du sang de la chique et du mollard.

La Bay Aréa en Somme, alcool de grain à la place des noix et des pommes, Exodus, Pantera et Armored Saint en écussons, on brasse on assimile, on hommage. Cette muraille est infranchissable.
"No Lies Without War" démontre les prétentions a échapper aux trop inconfortables carcans métalliques qui voudraient faire de ce ALTERED BEAST une simple relecture d'un passé (vénéré) révolu, celui qui offrait au monde ébahi (et quelques peu frileux) un Métal frondeur, assimilant la conscience politique du Punk et les apparats clinquant d'un Heavy Metal boursouflé.

Ici, on est au plus près de l'os, l'incandescence grignote le long de ces 14 morceaux les chairs adipeuses.

Album dédicacé à la mémoire de Ronnie James Dio et de Dimebag Darrel.
Que voulez-vous de plus ?

"Ite Missa Est"-

 

Publié dans Critique CD

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