DAVID J. CARON : Thru Ever-Ending Black (critique CD)

Publié le par MEL DELACROIX

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Dans les 80's, il aurait été Dieu.

 

Si l'AOR devenait enfin le maitre-étalon du bon goût musical et remplaçait enfin les bouses dance métronomiques qui polluent nos chaines télévisuelles musicales, nul doute qu'on oublierait dans la foulée l'existence de Bon Jovi, Journey et Yes. Et que ce premier double-album de l'italo-irlandais David J. Caron, "THRU EVER-ENDING BLACK", monumental de par sa durée et son ambition artistique (28 morceaux lustrés au polish AOR, Pop, Rock, Prog du plus bel effet enregistrés en 18 mois) deviendrait alors le "Thriller" (ou le Double-Blanc) de notre musique ensoleillée tant adorée.

 

Auteur, compositeur, interprète, producteur ce génial touche à tout sait vous caresser dans le sens du poil avec des compositions lumineuses et évidentes (la tierce d'ouverture "It Gathers", Look Out " et " Time Machine", tubes imparables   mais sait aussi durcir le ton quand il décide de s'autoriser une petite pointe à 280 km/h avec le très jouissif "Comin' To Get You", aux solis assassins et aux claviers virevoltants) et jamais n'ennuie (on trouve ce même tempérament volontaire chez Hal Marabel des Bad Habit).

 

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Tout se déroule comme l'asphalte brûlant léché par une flamboyante Lamborghini ("Feels Of Fire", parfait single et le cuir dans lequel tu te loves alors te réchauffe le coeur...), tout coule de source, cette majesté mélodique sublimée par un timbre de voix sexy en diable, qui délivre des textes et refrains puissants, accompagnera pour longtemps vos meilleurs moments de vie, tant ce positivisme affiché sait être communicatif (et Dieu sait qu'en ces temps moroses personne n'a besoin d'un nouveau  Cobain neurasthénique...).

 

Ce Rock n' Roll est unique, innovant, fédérateur et moderne (la production est co-assurée par le talentueux Rob Mancini, auteur aussi d'un magnifique album de AOR de haute volée il y a quelques mois, "Rock n' Roll Circus", rien d'étonnant donc que ces deux artistes construisent le magnifique édifice conjointement), sautillant ("Too Much Little Time" et " Who Are You" aux fondations ska),  scintillant dans tes lunettes de soleil Tom Ford, aerien et affuté comme Batman,  sur le green ou le bitume, dans les sables blancs de la Voie Lactée ou sur le ponton d'un superyacht Troyanda, ces sons sont rayons de soleil, ce groove est ce que les Beach Boys auraient révé d'oser avec davantage d'électricité dans les peavey,   ce Rock bodybuildé  t´ élêvera, te feras sentir vivant, et même mieux : te fera resplendir.  

 

Ce dense album aux cordes évoquant ici et là le meilleur d'un Chris Réa ou d'un Knopfler offira aux plus gourmands tout ce que l'on est censé esperer d'un artiste : sa véritable moelle, sa profonde substance. Et sans  le moindre doute, David J. Caron a tout donné, sa force, ses doutes, son histoire, ses attentes et ses rêves, ses failures et victoires, en bref son humanité ("Wall Of Life ", "Let There Be Light", "Has To Be" et le evanescent mid-tempo" The Tree That Waits" sont  en ce sens éloquent, et déchirant).

"This Is Now" concluera l'oeuvre et laissera l'auditeur en pleurs.

Car sachez-le, la beauté, quand la Fleur d'âme puise son essence dans le terreau du coeur, la véritable beauté est assassine.

 

Premier album mais déjà définitif, Alpha & Oméga d'un genre musical toujours vivace, surprenant, magique dans sa propension à faire naitre les meilleurs sentiments du tréfond de l'âme humaine, a sublimer le quotidien, a rendre l'esperance d'un meilleur à venir tangible, saluons ici la naissance d'un nouvel artiste majeur, qui sans le savoir, grâce à une sincerité non feinte et une vision dégagée  vient d'améliorer le rythme cardiaque musical du monde , pour le meilleur.

Un Nouveau Souffle.

Pour Aller Encore Plus Loin-

 

 

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In the 80's, he would have been God.

If the AOR finally became the standard master of musical taste and finally replaced the metronomical dance dung which pollute our music television channels, there is no doubt that were forgotten in the wake the existence of Bon Jovi, Journey and Yes. And the first double album of the irish-italo David J. Caron, "THRU EVER – ENDING BLACK", monumental with his artistic ambition (28 pieces gloss polish AOR, Pop, Rock, Prog) would then become the "Thriller" (or Double-white) of our much beloved sunny music.

Author, composer, performer, producer this brilliant touch all knows rub you in the direction of the hair with light and obvious compositions (the third of opening "It Gathers", Look Out "and" "Time Machine",  bombastics hits unstoppable but knows also tough when it decides to allow a small peak at 280 km/h with the very enjoyable "Comin 'To Get You"), killer- solis and whirling keyboards and never is bored (it is the same voluntary character in Bad Habit's Hal Marabel).



Everything goes as the burning asphalt licked by a flaming Lamborghini ("Feels Of Fire", perfect single and leather in which you loves you then warm you the heart...), everything flows from source, this melodic Majesty sublimed by a sexy voice in Devil stamp, which issued from the texts and powerful choruses, will accompany long your best moments of life, both the displayed positivism knows to be communicative (and God knows that in these hard times we don't need a new Cobain...).
 
This Rock 'n' Roll is unique, innovative, unifying and modern (production is co-driving by the talented Rob Mancini, author also of a beautiful album of AOR of the highest caliber a few months ago, "Rock 'n' Roll Circus", nothing surprising therefore that these two artists built the magnificent building jointly), hopping ("Much Too Little Time" and "Who Are You" with ska foundation) sparkling in your sunglasses Tom Ford, air and sharp as Batman, the green or the street in the white sands of the milky way or on the pontoon of a Troyanda superyacht, these sounds are sun rays, this groove is what the Beach Boys would dream to dare with more electricity in peavey, this bodybuilded Rock feel  you alive, and even better: will make you shine.
 
 Dense album with the string referring here and there the best of a Chris Réa or Knopfler everything that is supposed to expect of an artist: his true pith, deep substance. And without the slightest doubt, David J. Caron has given everything, strength, his doubts, its history, its expectations and dreams, its failures and victories, in short his humanity ("Wall Of Life" or "Let There Be Light" are so eloquent and heartbreaking).

First album but already final, Alpha & Omega of a musical genre still perennial, surprising, magical in its propensity to born the best feelings of the guts of the human soul, has launched the daily, has make tangible hope of a better future, welcome here the birth of a new major artist, that without knowing, with a non-feigned sincerity and a clear vision is to improve the cardiac rhythm world , for the best.
 
A new breath.
To go even further.

 

Publié dans Critique CD

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