forGAYve me (poetry)

 

Dans ses yeux...

La crevure sodomite s'étend et s'eteint, las, boursouflé. Repus, la Bête s'affaisse les vides comblés.
Cendres, vinyl et cordes meurent et accompagnent les derniers rales, squales affamés lechant le parquet, comment imaginer mieux que Led Zep comme bande sonore ?

Deux dents cassées (quand on aime on ne compte pas) et les yeux délavés arrachent des sourires. La pluie taquine les rideaux et le sang sechera sans doute moins vite.
Plug- idole, rasées (oui, elles le sont bien-evidemment !) et tendus les biceps, l'armure aux pieds comme gage ultime de reddition, sur le cuir du samedi soir glissent les langues assoifées.

Pendu par le coeur pour mieux aimer et avalé par la froideur du titanium, les barbares de l'âme saccagent les illuminations mères de la lucidité et se fondent comme acier, penetrant sans pitié les chairs offertes.

Aucune offense sinon une enfance annihilée.
Le temps reconfortera comme la plus chaude des pommades.

Des pierres seront jetées des mots seront hurlés.

Des corps pretentieux suivront, survivront, des amants fougueux en riront.
D'autres impuissants trouveront terrier.
Mais le loup rôde encore, mais le loup rôde toujours...

De leurs queues depend leur Survie.
Mais par la mienne je reste maudit.

Juste briser le miroir et bruler les placards,
je parle de toi ami et je parle d'elles.
Les innocents et les rebelles.
Si l'Amour ne s'aliéne pas au Genre humain,

Alors pardonne-moi ami nous sommes si faibles.