Le Marbre Nu (poetry)

Dieu Pardonne.

Je reste esclave de tes leurres.

Ce sera de ta faute, si tu causes ma douleur,

Que si pénible qu'elle soit,

Loin de toi, loin de tout, j'en meurs.

Et emporté par les vagues de la tumeur

De l'angoisse et de l'oubli,

Comme un rire que l'on n'identifie plus,

Comme un battement de coeur qui se fond dans la masse,

Tu toucheras de tes lèvres une dernière fois mon corps,

Mon corps de glace, mon corps nu .

Et tes mains caresseront le marbre pur.

Et la tunique pâle m'enveloppant d'une virginité nouvelle

Se fera lumière pour que tu puisses humecter mes lèvres.

Mes longs cheveux noirs seront plus sombres encor'

Et mon visage parfait se consumera face au parterre de bougies .

Tel un message qui se gravera dans les vitraux de ta mémoire,

Mon repos eternel purifiera ton âme,

Soignera tes maux.

Les roses que tu n'apporteras pas seront parsemées

Autour de ma sépulture,

Constellant le marbre pur,

Etincellantes, trouant la nuit

De leurs épines.

Alors un souffle leger semblera me porter

Hors des mains des menteurs

Qui diront m'avoir aimé.

O combien même aurais-je dû t'appeller,

Le mirage / miroir de l'amour pourrait ressurgir,

Mais mon corps repose ici en paix,

Loin de ton attrappe-coeur, comme pour me punir

De t'avoir trop aimé.

Mes pensées alors divaguent, par delà les murs,

L'Absolu, tenant ta main dans la mienne,

Pour une dernière promenade face au rêve,

Par delà le Marbre Nu.

 

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